Marianne Laigneau, présidente du directoire d’Enedis, s'est rendue ce vendredi en Gironde pour évaluer les dommages causés par la tempête Nils. Elle a souligné la mobilisation de 3 000 employés sur le terrain, accompagnés d'une dizaine d’hélicoptères et de centaines de groupes électrogènes pour rétablir l'électricité rapidement.
La tempête a causé des destructions massives du réseau, et selon Laigneau, le rétablissement complet nécessitera du temps en raison des conditions d'intervention difficiles et des routes impraticables. Enedis continue de diagnostiquer les impairments tout en priorisant l’efficacité des réparations.
Au sujet de l’enfouissement des lignes électriques, elle a précisé que 52 % du réseau en France est actuellement enfoui, une augmentation significative par rapport à 30 % il y a dix ans. Toutefois, l’enfouissement total du réseau, qui s'étend sur 1,4 million de kilomètres, pourrait engendrer des coûts exorbitants, augmentant ainsi la facture d’électricité des citoyens.
« Enfouir totalement le réseau représenterait des centaines de milliards d'euros ! » a déclaré Laigneau.
Elle a également évoqué que déposer toutes les lignes sous terre n'est pas une solution universelle, soulignant que les caractéristiques géologiques et les spécificités régionales doivent être prises en compte dans les décisions d’enfouissement. Au lieu de cela, la modernisation des technologies existantes est envisagée pour améliorer la résilience du réseau.
« Chaque année, nous investissons environ 1,4 milliard d'euros pour rendre le réseau plus résistant face aux intempéries et autres aléas climatiques », a-t-elle affirmé, précisant que des investissements massifs sont prévus pour l'avenir. Enedis continue de travailler en collaboration avec les collectivités locales pour identifier les priorités d’investissement et déterminer les meilleures technologies à adopter.
En conclusion, si l’idée d’enfouir toutes les lignes est séduisante, son coût et sa faisabilité la rendent peu pratique. Les efforts concertés d'Enedis et des collectivités locales continueront d'orienter l’évolution du réseau électrique en France.







