L'UFC Que-Choisir souligne l'importance d'une stricte application du budget de la Sécurité sociale adopté le 30 décembre, visant un gel des cotisations. En revanche, les assureurs, dont la Macif, contestent et retardent cette mesure. Jean-Marc Simon, directeur santé-prévoyance de la Macif, a partagé ses réflexions dans une interview accordée à Ouest-France.
Selon l'association de consommateurs, il est primordial que les assurés puissent contester les hausses tarifaires de leur complémentaire santé pour 2026, en lien avec un gel des cotisations précédemment décidé. Les assureurs, qu'ils soient mutuelles, groupes paritaires ou privés, rejettent cette décision qu'ils jugent non applicable pour l'instant.
Jean-Marc Simon, qui dirige une caisse regroupant environ deux millions de clients, a répondu à des questions soulevées sur cette situation. Face à l'incompréhension des assurés quant à l'absence d'application de la loi, Simon a réagi :
« Nous appliquons bien la loi ! La loi de financement de la sécurité sociale, votée dans un contexte politique compliqué, prévoit effectivement un gel des tarifs. Toutefois, ce gel est accompagné d'une taxe de 2,05 % instaurée pour l'année 2026 sur les montants de cotisations des complémentaires santé. Actuellement, ces taxes constituent déjà 16 % des coûts globaux.... »
Ce discours soulève des interrogations parmi les assurés, qui se sentent pris au dépourvu face à des cotisations toujours en hausse. Certaines voix, comme celle de l'économiste en santé Dr. Marie Dupont, appellent à plus de transparence et d'équité dans les politiques tarifaires. "Les assurés doivent avoir la possibilité de comprendre clairement les relations entre les lois adoptées et leurs répercussions financières" assure-t-elle.
Dans cette optique, l'UFC Que-Choisir encourage chacun à se mobiliser pour faire entendre leur voix concernant les hausses annoncées. La situation semble donc continuer à évoluer, mais dans quelle direction reste à voir. Le dialogue entre assureurs et assurés est plus que jamais nécessaire pour éviter des tensions futures.







