Vladislav Heraskevych, porte-drapeau de la délégation ukrainienne aux Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026, a annoncé son intention de porter un casque orné de photos d'athlètes ukrainiens morts pendant la guerre contre la Russie. Cette déclaration intervient malgré l'interdiction ferme émise par le Comité International Olympique (CIO) le 10 février dernier.
Lors d'une conférence de presse à Cortina d'Ampezzo, l'athlète de skeleton a affirmé : "Je l'ai utilisé lors des essais et je l'utiliserai le jour de la compétition." Sa volonté de rendre hommage à ses compatriotes tombés au front reste intacte, malgré le refus clair du CIO. En revanche, il a été autorisé à porter un brassard noir durant les épreuves.
Heraskevych a expliqué qu'il avait participé à un entraînement le 9 février avec un casque gris décoré des visages de plusieurs athlètes décédés. "(Mark) Adams, le porte-parole du CIO, a évoqué la nécessité d'une approche uniforme pour tous les athlètes, mais de nombreux athlètes américains ont déjà pris position largement sans pourtant être sanctionnés," a-t-il déploré. Il évoque notamment un incident où un athlète a arboré un drapeau russe sur son casque : "Si l'uniformité s'applique à moi, elle doit s'appliquer aussi à eux," a-t-il insisté.
Une dérogation jugée insuffisante
Lors du point de presse du 10 février, le CIO a déclaré que le port d'un casque ainsi orné enfreint l'article 50 de la Charte olympique, qui stipule la neutralité politique des événements olympiques. L'organisation vise à écarter toute forme d'interférence, pour permettre aux athlètes de se concentrer pleinement sur leurs performances. Les autorités olympiques avaient informé qu'une "réunion informelle" avait été tenue avec l'entourage de Heraskevych pour discuter de la situation.
Mark Adams a ajouté : "Nous avons décidé, comme il est devenu courant, de faire une exception à cette règle pour lui permettre de porter un brassard noir en hommage. Il est libre de s'exprimer lors de conférences de presse, après les épreuves ou sur les réseaux sociaux." Pourtant, cette concession semble insuffisante aux yeux du champion, qui est déterminé à poursuivre son hommage malgré les directives établies.







