Les premières fraises ont fait leur apparition à Maillé, en Sud-Touraine. Médéric Boisseau, qui avait initié la culture d’asperges en circuit court en 2021, a décidé de relever un nouveau défi. Avec des centaines d'hectares consacrés aux céréales et trois hectares dédiés aux asperges, il a maintenant intégré une production de fraises au sein de deux grandes serres blanches qui se distinguent dans le paysage local. "Il n’y en a pas beaucoup dans le Sud-Touraine. À Maillé, je suis le seul", souligne-t-il.
Cette année, il a planté environ 13.000 pieds de fraisiers sur 2.000 m² autour du 12-13 février. Malgré quelques carences en luminosité durant les premiers mois, la période ensoleillée qui a suivi a favorisé une belle maturation des fruits. "J'avais une demande forte de mes consommateurs, car c'est un produit très gourmand. J’ai pensé qu'il était temps de me lancer dans l'aventure", explique-t-il.
Entre 50 et 80 kilos par jour
Depuis le 15 avril, Médéric récolte quotidiennement entre 50 et 80 kilos de fraises, avec une prévision de 5 à 6 tonnes des variétés Flair, Marly, Joly et Ciflorette d'ici fin juin. L'investissement, qui s'élève à environ 100.000 euros, pourrait être rentabilisé en "six à sept ans". Comme pour les asperges, les fraises sont vendues directement à la propriété, ainsi qu'en bord de la D910 entre Sorigny et Montbazon, et ce du mardi au vendredi de 16 h à 19 h 30.
Les premiers clients se pressent déjà pour savourer ces fraises localement cultivées. Julien, un habitant de Marcilly, témoigne : "D'habitude, nous venons pour les asperges, mais aujourd'hui, mon épouse m'a demandé de prendre un kilo de fraises. C'est à côté de chez nous, et nous privilégions le circuit court !" Il s’apprête à ramener des fraises de Touraine à sa famille en Haute-Saône.







