Le 6 février 2026, à Damprichard dans le Doubs, une dispute entre ex-conjoints a tragiquement dégénéré. L'altercation, initialement centrée sur la garde du chat du couple, a rapidement pris une tournure violente. Selon le rapport d'Est Républicain, l'homme a poignardé son ex-femme dans un moment de colère. Bien que ce dernier ait été mis en garde à vue pendant 48 heures, la victime a choisi de ne pas déposer plainte.
Les circonstances du crime sont alarmantes. Alors que l'homme prétend avoir agi sans intention de blesser, déclarant avoir sorti son couteau pour "faire peur", la réalité se révèle bien plus sombre. La victime ne s’est rendu compte de sa blessure qu’après la dispute, réalisant qu'elle était couverte de sang. C'est sa meilleure amie, pompier volontaire, qui a alerté les secours, selon France 3.
Des pourparlers tendus sur fond de suspicion
Intriguant, c'est après la séparation que les tensions semblent avoir augmenté. L'homme, qui n'avait pas d'antécédents judiciaires, suspectait son ex-femme d'une nouvelle relation, ce qu'elle a démenti. Ce climat de méfiance est fréquent dans des contextes de séparation, explique l'experte en relations humaines, le Dr Isabelle Nivet, qui ajoute : "Ces disputes sont souvent le reflet d'un conflit non résolu, exacerbant des tensions latentes."
Malgré la violence de la situation, la victime a choisi de ne pas porter plainte, craignant que cela n'aggrave une dynamique familiale déjà compliquée, notamment pour leur enfant de 15 ans. Ce dernier a été entendu par les enquêteurs mais n’était pas présent lors de l’incident, rapportent les gendarmes.
Un procès imminent
Ce choix ne dissuade pas le ministère public de poursuivre des poursuites pour violences conjugales. Le procureur a décidé de qualifier les faits de violences sur ex-conjoint avec arme blanche et blessures aggravées, ce qui pourrait mener à une peine de sept années d'emprisonnement. L'homme a été placé en détention provisoire, avec une audience prévue pour le 7 avril 2026, comme le souligne La Voix du Jura.
Ce cas soulève des questions cruciales sur la gestion des conflits post-séparation. Il met en lumière la nécessité d'une médiation et d'un soutien psychologique dans de telles situations. Les récents événements à Damprichard rappellent la fragilité des relations humaines et la fine ligne entre harmonie et violence.







