Le parquet de Libourne a annoncé ce dimanche 8 janvier l'ouverture d'une enquête visant un entraîneur de judo du club de Castillon-la-Bataille, accusé de plusieurs viols et agressions sexuelles sur des mineures.
Placé en détention provisoire suite à sa mise en examen pour viols et agressions sexuelles aggravées, cet homme de 55 ans est sous le coup de plaintes qui soulèvent l'indignation. Selon le parquet, ce train d'événements abominables aurait débuté pour la première plaignante alors qu'elle n'avait que treize ans.
Deux plaintes déposées
Dans un communiqué détaillant la situation, le parquet a précisé que deux femmes avaient porté plainte à la fin du mois de janvier. La première, ancienne élève du club de judo, a dénoncé des faits qui se seraient produits entre 2000 et 2005. Elle affirme avoir été victime de viols répétés, de nombreuses fois, que ce soit dans les locaux du club ou lors de compétitions. Le procureur de la République souligne notamment qu'elle aurait été « violée à de nombreuses reprises ».
Deux jours plus tard, une seconde femme a également déposé plainte pour des agressions sexuelles survenues entre 2010 et 2013, pendant son adolescence, alors qu'elle avait entre 12 et 15 ans.
L'entraîneur placé en détention
Interrogé par les gendarmes de Libourne, l'entraîneur a reconnu avoir eu des relations avec la première plaignante. Actuellement, le parquet de Libourne, qui a ouvert cette enquête pour viols aggravés et agressions sexuelles aggravées, est également en quête d'éventuelles autres victimes.
Cette affaire a suscité une onde de choc au sein de la communauté sportive locale, où le judo est souvent perçu comme un sport valorisant le respect et l'intégrité. Des experts et des membres de la communauté appellent à une vigilance accrue pour protéger les plus vulnérables et encourager toute victime à se manifester. Selon le témoignage d'un ancien collègue de l'entraîneur, « Il est impératif que justice soit rendue. Chaque cas de violence sexuelle doit être pris très au sérieux », déclaré au journaliste de France 3.







