Une banale querelle autour de la garde d’un animal a abouti à une agression tragique ce vendredi 6 février à Damprichard, dans le Doubs. Un homme a poignardé son ex-conjointe lors d’un affrontement verbal, laissant pour ainsi dire les témoins et la communauté sous le choc. Le couple, divorcé depuis peu, a été pris dans une montée de tensions qui a conduit à cette attaque violente.
En se présentant pour récupérer ce qu’il avait désigné comme « son chat », l’homme, âgé de 55 ans, n’avait apparemment pas anticipé la tournure des événements. Selon ses déclarations, il n’avait sorti un couteau que dans l’intention de « faire peur », sans avoir l’intention de blesser sa partenaire. Il a affirmé qu’il ne s’était même pas rendu compte de la gravité de la situation jusqu'à ce qu'il réalise ce qui s’était passé.
La victime, de son côté, n’a pas immédiatement com-pris qu’elle avait été blessée. Ce n'est qu'après avoir vu son pull trempé de sang en tentant de mettre son ex-partenaire dehors qu'elle a réalisé que la situation était bien plus complexe qu'une simple dispute. Sa meilleure amie, pompier volontaire, a été alertée et a contacté les secours, permettant à la victime d’être prise en charge au CHU de Besançon, où ses blessures lui ont valu 15 jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Une dispute sur le chat qui mène à l'agression
Les gendarmes, alertés par les circonstances autour de cette agression, se sont rapidement rendus au domicile du suspect. Ce dernier n’a pas tenté de fuir et s'est remis aux autorités sans résistance. Le couteau utilisé pour l'agression a été retrouvé sur place, indiquant une certaine transparence dans l'attitude de l'agresseur.
Malgré les circonstances tragiques, la victime a décidé de ne pas porter plainte contre son ex-partenaire. Elle a exprimé son souhait d’éviter d'aggraver une situation familiale déjà délicate, d'autant plus qu'un adolescent de 15 ans est impliqué. Bien qu'il ait été entendu par les enquêteurs, il n'était pas présent lors de l'incident.
Le suspect, qui n'a pas d'antécédents judiciaires, montre des signes de jalousie et de ressentiment envers la nouvelle vie de son ex-femme, notamment en ce qui concerne la façon dont elle prend soin de leur animal de compagnie. Cet incident souligne la complexité qui peut résulter d’une séparation, amplifiée par la gestion de responsabilités partagées, comme un animal.
L’affaire envoyée en correctionnelle
Malgré la décision de la victime de ne pas porter plainte, les procédures judiciaires prévues dans des affaires de violence conjugale ont été déclenchées d'office. Le procureur de Montbéliard, Paul-Édouard Lallois, a décidé de ne pas qualifier les faits de criminels, ce qui aurait conduit l’affaire devant la cour d’assises. Au lieu de cela, il lui a été fait reproche d’agression avec arme. L’accusé risque jusqu’à sept ans d’emprisonnement.
Après 48 heures de garde à vue, il a été présenté à un juge, qui a statué pour une détention provisoire, tandis qu'il attend son procès, prévu le 7 avril 2026 à 14 heures au tribunal correctionnel. Ce drame met en lumière les répercussions parfois dévastatrices de conflits insignifiants lorsqu'ils s’enveniment au sein des relations personnelles et familiales.







